Elle est partout, à la télé, dans les journaux, à la radio. Bref, elle est bien là, la crise. Faut les voir nous en parler, avec des airs doctes et compassés, tous ceux d ont c’est le métier et qui n’ont rien vu venir…Ah, les braves gens !
Pour ma part, la crise, je suis tombé dedans tout petit. Ma toute première, elle était pétrolière. Ca avait de la gueule alors. A l’époque, on avait pas de pétrole, mais on avait des idées. Trente ans plus tard, on a toujours pas de pétrole, quant aux idées : circulez, y’a rien à voir !
La deuxième, je m’en souviens pas bien, mais on m’a raconté. Paraît que cela a été terrible : c’était ma crise d’adolescence. Pas glop, pas glop… Coluche disait « Ouahh, la criiiiseee ! ».
Ensuite, il a fallu trouver un boulot. Oui, mais quoi faire ? Cela arrive, chez les curés, chez les toubibs, c’est la crise de vocation…Les choses se sont arrangées quand même, c’était l’époque de « ma petite entreprise, connaît pas la crise… ».
Vint la crise du Golfe, pas marrante non plus celle là, mais ça a fini par se tasser. On a fêté la sortie de crise, et là : crise de foie. Dégoutté j’étais, je croyais plus en rien, crise de foi… Je vous passe toutes les autres, surmontées tant bien que mal, les crises d’angoisse, les crises de confiance, les crises affectives… C’est pas pour me vanter, mais question crises, faut pas me la faire !
Et voilà la petite dernière, la financière, l’économique, la sociale. A la CFTC, on a mobilisé nos cellules, cellules grises et cellules de crise, bien sur. Gérer les crises, avec les collègues, on le fait tous les jours. Voyez, la crise, y’a ceux qui en parlent, et puis y’a ceux qui savent…
jeudi 26 mars 2009
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